Les victimes d’accidents médicaux nous interrogent sur leurs droits à indemnisation, les démarches à accomplir (CCI, ONIAM, tribunal) et les recours possibles en cas d’erreur médicale, d’infection nosocomiale ou d’aléa thérapeutique.
L’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF) vous propose son moteur de recherche exclusif afin d’aider les victimes de préjudices corporels. Ce moteur de recherche compile les différentes questions posées à l’Association et donne les réponses qui y ont été apportées. En règle générale, les réponses ont été faites bénévolement par des avocats du réseau AVF.
❓ Questions fréquentes – Accident médical
📍 L’AVF accompagne les victimes dans toute la France
L’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF) accompagne les victimes d’accidents médicaux sur l’ensemble du territoire français.
Que votre accident médical soit survenu à Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Nice, Nantes, Strasbourg, Montpellier, Bordeaux, Lille, Rennes, Rouen, Le Havre, Reims, Dijon, Clermont-Ferrand, Angers, Brest, Grenoble, Toulon, Nîmes, Perpignan, Metz, Nancy, Orléans, Tours, Amiens, Caen, Poitiers, Limoges ou dans toute autre commune, l’AVF peut vous informer sur vos droits et vous orienter dans vos démarches d’indemnisation.
Nos bénévoles répondent quotidiennement aux questions concernant les erreurs médicales, les infections nosocomiales, les aléas thérapeutiques, les affections iatrogènes, les procédures devant la CCI et les demandes d’indemnisation auprès de l’ONIAM.
Liste des questions de victimes posées à l’AVF concernant l’accident médical
Résumé des principes d'indemnisation en cas d'accident médical
Ce résumé a pour objectif de vous aider à comprendre simplement les enjeux abordés dans cette FAQ.
Pour aller plus loin et enrichir votre compréhension, vous pouvez consulter le site de l’Association à l’aide du lien ci-dessous.
Association d'Aide aux Victimes de France
Faute médicale :
Lorsque l’accident médical résulte d'une erreur ou d'une négligence du professionnel de santé, la victime peut demander une indemnisation pour faute médicale. Cette faute peut être due à un diagnostic erroné, un traitement inapproprié, ou un manquement aux protocoles médicaux standards.
Aléa thérapeutique :
L'aléa thérapeutique fait référence à un accident médical imprévisible et inévitable, survenu malgré des soins conformes aux règles de l'art. Dans ce cas, la faute médicale n'est pas en cause, mais la victime peut tout de même être indemnisée pour les dommages subis.
Infection nosocomiale :
Une infection nosocomiale est contractée par le patient au cours de son séjour à l'hôpital ou dans une autre structure de soins. Si une infection nosocomiale cause un préjudice important, la victime a le droit de demander une indemnisation.
Affection iatrogène :
Une affection iatrogène est une maladie ou un effet secondaire indésirable causé par un traitement médical ou une intervention chirurgicale. La victime peut obtenir une indemnisation si cette affection entraîne des conséquences graves et durables.
Possibilité de la CRCI :
La Commission Régionale de Conciliation et d'Indemnisation (CRCI) offre une alternative amiable pour l’indemnisation des victimes d'accidents médicaux. La CRCI permet de faciliter et d'accélérer le processus d'indemnisation sans recourir à un procès. Les demandes peuvent être déposées auprès de la CRCI en cas de faute médicale, d'aléa thérapeutique, d'infection nosocomiale ou d'affection iatrogène.
- Accident fautif
- Accident médical grave
- Accident non fautif
- Aléa thérapeutique
- Affection iatrogène
- Arthrite septique
- Arthrodèse cervicale
- Arthrodèse cheville
- Avis CCI
- Calcul ONIAM
- CCI indemnisation décès
- CCI ONIAM
- Choc septique
- Comment saisir la CCI ?
- Compresse oubliée
- Critères CCI
- Décés aléa thérapeutique
- Décès erreur médicale
- Décès accident médical
- Décès à l’hôpital
- Décès infection nosocomiale
- Délai aléa
- Délai indemnisation ONIAM
- Délai prescription
- Délai prescription infection
- Droit indemnisation
- Droit infection
- Echec thérapeutique
- E. coli
- Effets indésirables
- EIG
- Erreur chirurgicale
- Erreurs chirurgicales
- Erreur coloscopie
- Erreur d’anesthésie
- Erreur de diagnostic
- Erreur dentiste
- Erreur diagnostic cancer
- Erreur médicale accouchement
- Erreur médicale AVC
- Erreur médicale obstétrique
- Erreur médicamenteuse
- Expertise médicale CRCI
- Erreur ophtalmo
- Erreur pharmacien
- Erreur prise en charge
- Formulaire indemnisation
- Formulaire ONIAM
- Infection associée soins
- Infections hôpital
- Infections hospitalières
- Infection nosocomiale
- Inf. prothèse genou
- Infection prothèse hanche
- Infection respiratoire
- Joindre la CCI
- Liposuccion râtée
- Loi Kouchner 2002
- Maladie nosocomiale
- Maladie noso. grave
- Montant aléa thérapeutique
- Montant indemnisation staphylocoque
- Négligence médicale
- Offre ONIAM
- ONIAM
- Opération arthrodèse
- Opération genou
- Opération hernie discale
- Opération hallux valgus
- Opération cataracte
- Opération ratée
- Porter plainte hôpital
- Procédure indemnisation
- Procédure CCI
- Prothèse de hanche
- Prouver erreur médicale
- Qu’est-ce qu’un aléa thérapeutique ?
- RC médicale
- Recours affection iatrogène
- Recours décision CCI
- Recours infection
- Recours accident
- Récupérer dossier médical
- Refus indemnisation CCI-CRCI
- Refus indemnisation ONIAM
- Retard de diagnostic
- Retard diagnostic AVC
- Saisir CCI- CRCI
- Seuil gravité CCI
- Séquelles opération
- Staphylocoque doré
- Staphylocoque aureus
- Streptocoque
- Types de fautes médicales
Remarque de l’association sur l’indemnisation de l’accident médical :
Pour l’AVF, la solution de saisir en premier lieu la CCI ou CRCI est un bon choix. Cette procédure peut se faire seule ou accompagnée d’un avocat et a le mérite d’être relativement rapide. D’après l’expérience de l’association, les résultats apportés par la commission sont corrects.

Exemples de questions de victimes concernant l’ accident médical et son indemnisation
Question 1 Procédure d’indemnisation suite à un accident médical
Mon mari a été victime d’un accident médical. Suite à une intervention chirurgicale pour retirer un lipome, il est paralysé du bras gauche à cause d’une section du nerf brachial. Après la prise en charge thérapeutique, nous souhaitons constituer un dossier juridique. Pouvez-vous expliquer comment se déroule la procédure d’indemnisation ?
Réponse de l’avocat :
La procédure d’indemnisation commence par l’accès au dossier médical. Vous pourrez alors envisager deux voies : amiable ou judiciaire.
Concernant la voie amiable,le plus simple est de saisir la CCI CRCI d’une demande d’indemnisation. Ainsi, en cas de requête recevable, la commission désignera un médecin expert ou collège d’experts. Le processus est gratuit et plus rapide qu’une procédure judiciaire. En outre, rien n’empêche si nécessaire de sairi un tribunal. Notamment en cas d’offre d’indemnisation insuffisante. En effet, dans l’hypothèse où il s’agit d’une erreur chirurgicale, la responsabilité éhoit au praticien ou à l’établissement de santé. Ce sera à l’expertise médicale de statuer sur ce point. Auquel cas, l’assurance des personnes en cause sera en charge de l’indemnisation.
Dans l’hypothèse d’un aléa thérapeutique ou accident médical non fautif, l’ONIAM formulera une offre d’indemnisation. Pour initier une procédure amiable via la CCI CRCI, aucune obligation de se faire assister d’un avocat. Néanmoins, en présence de séquelles importantes, il est raisonnable de contacter un avocat accident médical afin de recueillir son avis sur les démarches à entreprendre. Celui-ci pourra égalment conseiller efficacement sur le choix de la procédure.
✅ À retenir
- Un accident médical n’ouvre pas automatiquement droit à une indemnisation, mais une réparation est possible en cas de faute médicale, d’infection nosocomiale, d’affection iatrogène ou d’aléa thérapeutique remplissant les conditions prévues par la loi.
- La saisine de la CCI (anciennement CRCI) constitue souvent la première démarche à privilégier. Cette procédure est gratuite, permet une expertise médicale indépendante et peut aboutir à une indemnisation sans engager immédiatement une procédure judiciaire.
- L’expertise médicale est l’étape essentielle : elle permet de déterminer l’origine du dommage, l’existence d’une faute éventuelle, la gravité des séquelles et l’étendue des préjudices indemnisables.
- En présence de séquelles importantes ou d’un dossier complexe, il est recommandé de solliciter l’avis d’un avocat exerçant en réparation du dommage corporel avant toute expertise.
Conclusion
L’indemnisation des victimes d’accidents médicaux repose sur des règles juridiques spécifiques qui varient selon qu’il s’agit d’une faute médicale, d’un accident médical non fautif, d’une infection nosocomiale ou d’une affection iatrogène. Bien connaître ses droits et choisir la procédure la plus adaptée (CCI, ONIAM ou tribunal) permet d’optimiser ses chances d’obtenir une réparation intégrale de ses préjudices. En cas de doute, il est conseillé de se faire accompagner afin de préparer efficacement son dossier et l’expertise médicale.
Sources
- Loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé (dite Loi Kouchner).
- Code de la santé publique : articles L.1142-1 à L.1142-24 (responsabilité médicale, CCI et ONIAM).
- Code de la santé publique : articles R.1142-1 et suivants (procédure devant les CCI).
- Office National d’Indemnisation des Accidents Médicaux (ONIAM).
- Commission de Conciliation et d’Indemnisation des accidents médicaux (CCI).
- Jurisprudence de la Cour de cassation et du Conseil d’État relative à la responsabilité médicale et à l’indemnisation des accidents médicaux.
